Les menaces de mort sont presque aussi courantes pour les personnages médiatiques que les paparazzis. C'est mécanique. Plus une personne est connue, plus elle attire l'admiration mais aussi la haine de ces concitoyens. Philippe Val ou Siné de Charlie Hebdo sont en train d'en faire l'amère expérience.

Mais la garde des sceaux, Rachida Dati, aussi. Des menaces de mort ont été proférées sur le téléphone portable de la ministre de la Justice par SMS. Seul petit oubli de ce plaisantin : il est loin le temps où l'on ne pouvait savoir qui appellait. Aujourd'hui d'un simple claquement de doigt, il est possible de ressortir le numéro du téléphone appellant ainsi que sa géolocalisation au moment des faits.

Donc un jeune homme de 21 ans de la région toulousaine, auteur des faits a été rapidement retrouvé.

La question que l'on est maintenant en droit de se poser est : comment ce jeune homme a t-il pu avoir accès au numéro privé de la garde des Sceaux ? Et bien le meilleur moyen n'est-il pas de se renseigner directement auprès de l'opérateur téléphonique ?

C'est effectivement ce qui s'est passé. Une amie de ce jeune homme travaillant chez SFR avait accès aux numéros des personnalités. Elle lui a donné et ce dernier semble avoir envoyé le SMS, pour s'amuser, avec un ami. L'amusement risque de leur couter cher, ils viennent d'être placés sous contrôle judiciaire.

Faut-il encore rappeller que les menaces de mort ou encore les fausses alertes à la bombe sont interdites en France ? ... même pour s'amuser. et quelles sont les véritables mesures prises par SFR pour éviter que leurs employés ne violent ainsi la vie privé de leurs clients ?