jeudi 2 octobre 2008
Après France Télévisions, Nicolas Sarkozy s'intéresse à la presse gratuite
Par Sébastien Dufil, jeudi 2 octobre 2008 à 18:32 :: General
Nicolas Sarkozy a tiré à boulets rouges contre la presse gratuite du type 20 Minutes ou Metro lors de l'ouverture des états généraux de la presse à l'Elysée. Bien qu'il n'est pas mis clairement en opposition la presse payante et la presse gratuite, il n'hésite pas à dire "Je crois dans l'avenir de la presse payante car je crois dans la valeur de l'information vérifiée, analysée, triée, hiérarchisée". Serait-ce à dire que les médias gratuits ne sont pas de qualité ? Et par extension que pense t-il d'Internet ? La gratuité financée par la publicité se traduit-elle par une perte d'informations ? La presse gratuite s'est faite très largement remarquée lors de son arrivée sur le sol français, mais elle permet à beaucoup, chaque jour, de suivre l'actualité de façon simple. Quelle différence y a-il entre un site Internet diffusant des actualités provenant de l'AFP et un journal comme 20 Minutes ? A terme, nous disposerons tous vraisemblablement de tablettes graphiques qui remplaceront le bon vieux papier et nous surferons dans le métro en consultant nos journaux favoris. C'est déjà en partie le cas pour certains avec l'Iphone. Les journaux payants existeront-ils toujours ou auront-ils été remplacées par des abonnements à des e-journaux ?
Si la presse gratuite existe, c'est que le créneau existait. La question que devrait plutôt se poser les journaux payants est : pourquoi les gens ne veulent pas payer pour de l'information ? La presse gratuite existe, tout comme la presse sans publicité existe aussi (le Canard Enchaîné). Il n'existe pas un seul business model pour gérer un organe de presse, et ce n'est certainement pas au président de la République de légiférer sur le sujet.